Cogefi Rendement Dynamique
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  Avril 2012        
  Au cours du mois d’avril, l’aversion au risque a fait son grand retour sur les marchés. Les inquiétudes liées à la situation économique et budgétaire des pays européens, et particulièrement du Sud, ont entrainé de nouveaux soubresauts sur les dettes européennes. Les déclarations de l’Espagne sur l’impossibilité d’atteindre son objectif de déficit budgétaire dès 2012 puis les rumeurs sur les difficultés de son système bancaire ont lancé le mouvement. La démission surprise du Premier ministre néerlandais et l’attentisme et les interrogations avant l’élection présidentielle française sont venus ajouter à l’inquiétude ambiante.

Au niveau macro économique, le momentum qui semble s’essouffler aux Etats-Unis, des indices de confiance décevants (PMI) en Europe et l’absence d’intervention des banques centrales n’ont pas apporté de soutien. Au final, les mêmes causes produisant les mêmes effets, les marchés actions ont cédé du terrain (-6.90% pour l’indice EuroStoxx 50), les taux souverains à 10 ans français, italiens et espagnols ont respectivement progressé de 7, 40 et 42 pbs tandis que le Bund allemand baissait encore de 13 pbs. La contagion s’est propagée sur les marchés de taux d’entreprises privées, avec des progressions des indices de CDS à 5 ans de 37 pbs et 15 pbs pour les sociétés notées respectivement en catégorie High Yield et Investment Grade.
Les sociétés financières ont été à nouveau malmenées, avec une progression de 41 pbs de l’indice des CDS à 5 ans des titres financiers subordonnés et de 21 pbs pour les dettes Senior.

Dans ce contexte, Cogefi Rendement Dynamique a bien résisté, cédant 0.21% sur le mois et affichant ainsi une progression de 4.95% depuis début 2012.

La sensibilité du portefeuille reste faible, à 1.39 et, au cours du mois d’avril, nous avons surtout renforcé des lignes existantes, comme les Groupe Steria Perp. call 2013, les Aurea 2012 et les Axa 14. Nous avons augmenté le poids des financières, de 15.8 à 19.20 % avec également l’achat de BPCE 2015 TSR. Le poids des titres souverains est passé de 4.60% à 1.4% à la suite de remboursements espagnols et italiens. Ainsi, le cœur du portefeuille est toujours constitué d’obligations d’entreprises privées non financières (74%) et l’exposition géographique, à dominante française, est à plus de 70% sur la France et l’Allemagne.